Un devoir

•octobre 27, 2009 • Laisser un commentaire

Je donne depuis quelques semaines un atelier de photographie au centre Jean-Claude Malépart. Depuis quelques séances, j’incite les participants à présenter leurs photographies à la classe. La semaine dernière, à la fin du visionnement, une des étudiantes me lance: « Et toi, t’as pas emmené de photos?» 

Touchée.

Alors je me suis dit que cette semaine j’allais moi aussi faire le devoir que je leur ai lancé: réaliser des photos qui expriment, de façon idéalement métaphorique, leur sentiment face à l’automne. 

Ainsi, pour moi l’automne est une saison:

- floue

- de nature morte

- colorée malgré tout

- de petits plaisirs culinaires

- … autre réponse (que mon inconscient cache dans les présentes images):

triptyqueautomne1

triptyqueautomne3

triptyqueautomne2

 

 

 

 

À la verticale

•octobre 17, 2009 • Laisser un commentaire

Ma première collaboration au chouette magazine web P45 a été publiée hier. J’ai réalisé un voxpop que vous pouvez voir ici

Et comme un genre de making of, voici les photos tout court, dans leur cadrage original:

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vp_gabrielle

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Surfer sur la vague

•octobre 14, 2009 • Un commentaire

Derrière habitat 67, il y a une grosse vague, elle est là 24h sur 24 à attendre des braves en wet suit. Allez faire comme lui, si ça vous dit:

Dans le hérisson avec Yves Desautels

•septembre 7, 2009 • 4 commentaires

Lorsque j’ai rencontré Yves Desautels par hasard, j’ai eu le réflexe (commun, probablement, chez les auditeurs de Radio-Canada) de froncer légèrement les sourcils et de me dire : «Cette voix, je la connais, mais de où?». Et quand il s’est finalement présenté, j’ai lancé, enthousiaste:

-  Ahh!! Yves Desautels, chroniqueur à la circulation?

Il a semblé ravi que j’aie fait le lien. Il m’a surtout paru enjoué de nature, vif, et ouvert à quelques questions… En fait, tellement ouvert que je me suis invitée à aller observer comment ça se passe sur le terrain.

Récit d’un après-midi dans le trafic.

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Yves Desautels vient me chercher chez moi vers 14 h 30. Je suis évidemment flattée, mais au fond, quand ton métier suppose de circuler dans la ville en char, j’imagine que ce type de galanterie va pratiquement de soi…

Dans la camionnette encore stationnée, je veux savoir. D’abord, comment on devient chroniqueur à la circulation.

Il m’explique qu’il travaille à Radio-Canada depuis 1977, mais que ses huit premières années comme journaliste il les a passé dans les provinces de l’Ouest, là ou la station envoie souvent ses jeunes employés ”faire école”. De retour à Montréal en 1985, il fait des reportages sur des thèmes variés et se met à remplacer occasionnellement Roger Laroche, alors chroniqueur à la circulation. Il occupe ce poste à temps plein depuis maintenant 11 ans.

Les animateurs disent toujours aller rejoindre Yves Desautels «dans le hérisson».  Alors le hérisson, c’est quoi?

- Ça réfère à la première auto dans laquelle on circulait pour donner à la fois les bulletins de circulation et de météo. C’était une toute petite auto avec 7-8 antennes dessus, ça ressemblait à peu près à un hérisson, le nom est resté.

Les chroniqueurs à la circulation ont aussi déjà eu un avion (!) pour observer le traffic. Mais lors des premières coupures, les grands patrons ont jugé qu’il fallait revenir sur terre.

- Bah, de toute façon c’était du trouble, fallait aller le chercher et le reporter à St-Hubert… Puis aujourd’hui, c’est pas nécessaire, avec les cellulaires c’est vraiment simple d’avoir l’information…

Justement, je crois qu’un survol des moyens de communication dont jouit le hérisson s’impose. Il y a:

- Deux téléphones fixés ensemble, un pour les abonnés de Bell (#951) et l’autre pour ceux de Rogers (*951) qui souhaiteraient donner leur input sur les voies congestionnées

telephones

- Un téléphone que quand qu’y sonne, faut répondre, parce que c’est le studio qui appelle pour le mettre en stand-by avant sa chronique. Yves Desautels installe alors son micro-casque et c’est à partir de ce téléphone que sa voix est transmise aux auditeurs.

telephone

- Une radio qui crache les avis de Transport Québec, accidents, travaux ou autres entraves à la circulation.

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- une pagette qui donne grosso modo les mêmes avis que la radio, mais par écrit

page

- Et finalement un cellulaire personnel.

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Quand tout ça se met à sonner en même temps, ça donne un petit feeling de film d’action.

Parlant d’action, c’est vendredi, 3h, et l’idée générale «je vais partir plus tôt du bureau pour éviter le trafic» se fait sentir sur les routes. Et nous en sommes témoin.

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Les appels commencent. M. Desautels répond d’une voix forte «CIRCULATION, BONJOURRR!!» et écoute, tantôt concentré, tantôt amusé, les informations de ses collaborateurs.

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Je constate qu’il semble connaître presque intimement quelques-uns d’entre eux.

- Salut Yves, c’est Marc, je suis sur la 15 là (ici j’avouerai que je dis ça par hasard, sans permis de conduire et nullement familière avec les routes de l’île de Montréal), c’est bein jammé, faut que j’aille (euh, quelque part)…

- Marc, Marc, MARC! Pourquoi faut que t’ailles là-bas, ça va te prendre UNE HEURE!!! C’est quoi, c’est madame Marc qui t’envoie faire des commissions?

Je suis surprise de son ton, et soulagée quand il s’esclaffe. Après son appel, il m’explique:

- Il y a des gens qui appellent tous les jours, alors je me permets de faire des blagues.

- Est-ce que vous finissez par connaître un peu leur vie?

- Bein, ça dépend. Mais il y a quelques années, on a organisé une petite soirée dans une brasserie près de Radio-Canada, pour voir de quoi on avait l’air. C’est devenu une tradition. La première année on était 15, et la dernière fois, on était 30!

Wow. Je trouve ça cute.

Yves va entrer en ondes à 15:10. Il reste encore un peu de temps pour rassembler l’information, écouter les autres bulletins de circulation, relire ses notes, demander des précisions à Transport Québec.

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Et c’est parti. Tout en conduisant, il donne des détails sur cette heure de pointe qui s’annonce, comme tous les vendredis, mouvementée.

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À sa première intervention, il a eu le temps de glisser quelques mots sur un événement culturel à venir, mais il a rarement l’occasion de faire ce genre de suggestions. Bien en évidence sous ses yeux, une liste d’heures lui rappellent de rester concis dans ses propos:

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- Ça c’est les heures auxquelles je dois arrêter de parler. Je suis toujours le dernier à intervenir et souvent juste après moi c’est les nouvelles qui commencent. C’est un ordinateur qui les met en ondes alors si j’ai pas fini mon bulletin, il me coupe, c’est tout. Des fois après le tour de table il ne me reste que 30 secondes alors que je pourrais faire un 3 minutes avec l’information que j’ai…

- Ça doit être frustrant…

- Bah, que voulez-vous.

Pas de métier parfait, je me dis, mais cet inconvénient ne semble pas nuire à l’appréciation qu’Yves Desautels a du sien.

On fait un arrêt dans un petit stationnement, près du pont Jacques-Cartier. Bientôt, Denis Niquette, chroniquer de la circulation à Rythme FM, vient nous rejoindre.

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Niquette est le doyen de la circulation à Montréal. Ça fait autour de 30 ans qu’il exerce ce métier.

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On placote un peu, puis il s’interrompt pour répondre a un appel, qui ne dure finalement que quelques secondes.

- Excuse-moi, c’est une madame qui m’appelle tout le temps. Elle dit qu’elle a vu ma photo à Salut Bonjour et qu’elle est en amour avec moi.

Les deux chroniqueurs s’échangent fréquemment de l’information. À titre d’exemple, Niquette sort un communiqué de Transport Québec, ce qui devient un prétexte à une série de récriminations à l’égard de la gestion routière québécoise.

communique

Mais l’ambiance est à la plaisanterie, malgré tout.

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Cela dit, Yves doit reprendre son sérieux pour revenir en ondes.

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On prend bientôt le chemin du retour. M. Desautels en profite pour aller vérifier les dires de Denis Niquette au sujet de Papineau Sud et l’appelle aussitôt pour lui donner l’heure juste.

- Voyons donc, Denis, où t’as pris ça! Je le vois là, j’suis à Gilford et Papineau, ça circule pas si mal! Bloqué jusqu’à Masson tu disais? Certainement pas! Bon ok, on se rappelle plus tard.

Comme quoi, même si au fond le chroniqueur pourrait donner ses bulletins stationné dans sa cour, ça reste pertinent (et plus amusant) de se faire en partie par lui même le portrait de l’heure de pointe.

- Vous croyez que la circulation à Montréal a changé, depuis que vous avez commencé à la couvrir?

- C’est sûr. Les gens achètent des maisons en banlieue, et de plus en plus loin, parce que ça coûte moins cher. Alors ils viennent travailler en ville avec deux autos, et plus, s’ils ont des enfants en âge de conduire. Pendant ce temps, les infrastructures restent les mêmes, sauf que maintenant elles tombent en ruine! Et on n’a pas construit de pont depuis le Pont Tunnel, en 1966… ça c’est sans parler de la conduite imprudente…

L’avenir ne s’annonce pas rose. Et la relève, elle?

- Ah, bien il y a un gars qui fait la circulation le dimanche, il me remplace aussi de temps en temps. Mais il est jeune, je sais pas s’il voudrait faire ça longtemps…

- Mais vous, vous aimez encore ça?

- Moi, ça fait juste dix ans que je fais ça, tsé. Excuse-moi. « CIRCULATION, BONJOURRR!! »

(voix de femme):  Monsieur Desautels, je vous VÉNÈRE!!!

- …

- Vous vous souvenez hier, vous m’avez suggéré un trajet quand j’étais prise dans le trafic?

- Oui! Je m’en souviens.

- Bein là, je l’ai pris aujourd’hui, pis j’ai sauvé UNE DEMI-HEURE!!!!

- Ah! Bein j’vous l’avais dit?

- J’suis chez moi là, c’est fou. Est-ce qu’il y a des statues à votre effigie?

N’empêche, des commentaires comme ça, ça donne pas envie de prendre sa retraite.

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Du sable et des vagues

•août 17, 2009 • Laisser un commentaire

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Défilé Juste pour rire

•août 2, 2009 • Un commentaire

Dimanche dernier, Patrick Lamarche, de Flash Québec, m’a demandé si j’étais intéressée à couvrir un des trois événements qui clôturaient  la 27e édition du Festival Juste pour rire. J’avais le choix entre un spectacle de Jean-Marc Parent, Grégory Charles and friends, ou la parade des Grands bisous. Je me suis dit, tiens, pourquoi pas le dernier.

Un défilé, j’ai réalisé ça dans les journaux du lendemain, est un événement. Au sens où pour le photographier intelligemment il faut fournir dans la mesure du possible un qui, quoi, où, pourquoi, comment. J’ai constaté en visionnant mes photos que je n’avais pas vraiment eu ça en tête au moment de la prise de vue, joyeusement égarée au milieu de cette variété de couleurs, de musique, de gens heureux qui prenaient part au défilé, et portée par l’adrénaline de vouloir rendre en image l’enthousiasme contagieux des artisans. J’ai quand même remis une sélection un peu plus descriptive à Flash Québec que vous pouvez voir ici.

Je voulais aussi vous montrer quelques photos qui n’expliquent pas grand chose, mais que j’aime bien quand même…

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Gris beige brun (vert)

•juillet 30, 2009 • Un commentaire

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Jaune orange

•juillet 20, 2009 • Un commentaire

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Le Tunnel de la Mort

•juillet 8, 2009 • Un commentaire

À l’intersection des rues Iberville et St-Joseph se trouve une structure que les initiés appellent affectueusement: le Tunnel de la Mort.

tunnel

Deux U qui se croisent pour créer une sorte de vallée lugubre où les voitures circulent vite vite vite. Voyez par vous-même:

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Je suis, je l’assume, exagérément prudente à vélo;  j’ai déjà dévalé la pente en roulant au milieu du trottoir, pour m’éloigner des voitures trop rapides et du mur de béton sur lequel j’avais peur d’aller m’étamper. Ce qui s’est avéré être un défi car il y avait et a toujours une immense craquelure en plein centre du trottoir.

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Toujours est-il que pendant que je faisais mes prières pour me rendre sans erraflures à l’intersection, j’ai, comme ça, sans préavis, roulé sur un pigeon mort. Ou peut-être un pigeon presque mort que j’aurais achevé. Morbide à souhait.

Mais vous vous doutez bien que ce n’est pas ce genre d’incident qui a vallu au viaduc l’appellation de Tunnel de la Mort.  Des photos comme celle-ci se hissent de temps à autres sur les parrois de la structure pour rappeler les accidents tragiques dont elles ont été témoins.

inmemoriam

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La beauté des tunnels en général c’est qu’il y a de la lumière au bout.

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Et, parfois, des gens qui semblent nous y attendre.

Dans ce cas-ci, Bernard Leduc, 75 ans. Je lui ai demandé, en guise d’introduction, s’il savait qu’il empruntait le Tunnel de la Mort. Plutôt jovial, je sais.

bernardleduc

Presque instantanément, il a saisi la perche pour me parler de sa fille, décédée à 44 ans. Elle s’était plainte de migraines intenses à son médecin, qui l’a traitée pour la basse, puis la haute pression, alors qu’elle s’obstinait à lui dire que ce devait être autre chose. Deux ans plus tard, un autre médecin lui a découvert une tumeur au cerveau. Bernard croit qu’elle aurait pu guérir si la  maladie avait été décelée à temps. Le premier médecin refusait de faire un scan. Trop cher.

 

En conclusion, pas d’éditorial, juste un graffiti.

graffiti

Maggy Flynn et la Freeperie

•juillet 1, 2009 • 3 commentaires

OH MY!!! Ça fait longtemps. Je pourrais vous sortir l’excuse que j’ai déménagé, ou vous mettre en lien cet article du blog de Zviane qui illustre toute la problématique de tenir ce genre de journal.

Mais j’ai pour vous aujourd’hui une belle histoire et plein de photos!

Tout a commencé dans un abribus l’hiver dernier. Maggy Flynn, résidente de centre-sud, avait décidé de s’y installer pour donner son surplus de stock qu’elle ne voulait pas jeter ou refiler à un organisme qui les revendrait. Quelques mois plus tard, l’installation prenait de l’ampleur et déménageait quelques rues plus loin, dans la cour arrière du Touski, et devenait la…

enseigne

Oui, à la freeperie, tout est gratuit. Les gens prennent ce qu’ils veulent ou donnent ce qu’ils jugent réutilisable. Maggy a personnellement cousu 200 chambres à air pour abriter le stock, on peut dire qu’elle tenait à ce qu’il soit bien accueilli!

atlarge

Parlant d’accueil, le jour où je suis passée, on venait d’apporter à la Freeperie une corneille blessée, qui, en attendant d’être adoptée, assurait le rôle de vigile à l’entrée.

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Maggy, en bonne propriétaire temporaire, a vu à ce que l’oiseau mange et boive.

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D’ailleurs, la voici, trois fois plutôt qu’une.

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On peut dire qu’elle participe pleinement à sa vie de quartier. Tous ceux qui passent par la Freeperie s’arrêtent pour lui parler, lui poser des questions, lui offrir leur aide. J’ai vu entre autres:

- un monsieur qui venait lui porter du stock

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- un autre qui venait je pense quotidiennement pour s’assurer du bon ordre de la freeperie et qui me racontait avec fierté avoir replacé toutes les chemises dans le même coin en constatant qu’elles s’étaient éparpillées la veille

coupdemain

- un homme qui découvrait le concept et qui s’en voulait d’avoir acheté quelques minutes plus tôt des pantalons à trois dollars

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… quelques curieux et plusieurs habitués.

La freeperie c’est aussi des ateliers, et pour Maggy, qui avait envie depuis quelques temps d’en offrir à la communauté, le principe du site extérieur convenait mieux à un climat d’ouverture et contribuait à réduire la gêne par rapport à un local fermé. On sent un peu, dans l’encre qui s’estompe sur le tableau, que s’en tenir à un horaire précis est un principe sur lequel on a moins insisté  au courant du projet…

tableau

Quand je suis passée, Maggy attendait son formateur en cuisine crudivore, finalement arrivé, comme les participants, avec une petite demi-heure de retard… Qu’à cela ne tienne, ils ont réfléchi tous ensemble à la façon d’apprêter les ingrédients sur la table.

crudivore

Maggy m’a confirmé par la suite que la Corneille s’était fait adopter le jour même, par une Amérindienne très heureuse de l’héberger et d’en prendre soin. Sa mère l’a par la suite retracée et la petite famille vit encore sur le balcon de la dame! Une belle histoire… Et tout ça pour gratuit!

corneille3

Note: Le propriétaire du stationnement a permis à Maggy de continuer le projet tout au long de l’été. Maggy, actuellement au Nouveau-Brunswick, a laissé la freeperie entre les mains de la communauté, pour qu’il soit autogéré par ceux qui désirent s’y investir. Jusqu’à maintenant, elle a eu des échos comme quoi ça se passait bien!

Pour aller voir ça: une ruelle au Nord de la rue Ontario, à l’ouest d’Iberville.

Mathieu Gauthier et le footbag

•juin 14, 2009 • 2 commentaires

Mathieu Gauthier est un peu comme un musicien de métro nouveau genre. Son instrument? Ces petites choses:

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aki3

Il se débrouille plutôt bien pour jongler avec, mais il préfère se servir de ses pieds. D’ailleurs le nom le dit: footbag.

Footbag ou aki, je ne saurais dire ce qui les distingue. Peut-être que c’est comme mouchoir et kleenex, frigidaire et réfrigirateur, enfin vous voyez. J’ai oublié de demander à l’expert.

Car Mathieu Gauthier est un pro de la discipline. Oui, il en connaît long sur le maniement du… ah! je pense me souvenir. On manie le aki lorsqu’on joue au footbag. C’est tu ça? Peut-être pas… Bref, Mathieu en connaît long sur la chose, mais il ne sait peut-être pas qu’il fait le chiffre 4 lorsqu’il exécute un mouvement compliqué. Voyez par vous-même:

aki2

Et voici maintenant la photo qui justifie mon introduction:

aki1

On souhaite bonne chance à Mathieu pour les championnats de Berlin, qui, de mémoire, se tiendront en juillet. D’ici là, si vous le croisez au Métro Mont-Royal ou ailleurs, prenez le temps de vous arrêter, ça vaut la peine. De temps en temps il échappe le aki et on peut en profiter pour le saluer et même lui dire qu’il est bon.

Plus d’infos sur le sport: www.footbagnet.com

Dianes

•juin 7, 2009 • Laisser un commentaire

J’ai fait le décompte, je pense que toutes les Diane que j’ai rencontrées dans ma vie étaient des femmes lumineuses. Celle-ci, Chevrette de son nom de famille, n’a pas fait exception:

dianechevrette

Et même si je lui ai parlé un peu pour qu’elle ne se parle plus toute seule, même si j’ai rapidement renoncé à la suivre de A à Z, j’ai perçu à nouveau, en revoyant cette photo, toute la douceur sous son discours décousu.

Photo de fille

•juin 1, 2009 • Un commentaire

ADDweb

La chorale sous les étoiles

•mai 28, 2009 • Un commentaire

Eh bien, il semble qu’il n’y ait pas que des désavantages à prendre le métro à Laval (voir article: Les pieds légers).

À la station Montmorency, jeudi dernier, j’ai attrapé la fin d’un concert de la Chorale sous les étoiles. Bon en fait je l’ai carrément manqué, mais heureusement, il restait encore des chanteurs pour répondre aux questions: «mais qu’est-ce?» et «mais encore?»

 

C’est Pierre Anthian, directeur de la chorale,  qui m’éclaire sur le sujet. Il m’explique, radieux et plein d’humour (tout comme ses protégés qui interviennent de temps à autre pour mettre leur grain de sel), que le groupe est en quelque sorte les «restants» de la chorale de l’accueil Bonneau. Elle se compose donc d’itinérants, unis par le même désir de s’accomplir à travers la musique et soucieux de se faire juger autrement que sur la base des préjugés habituels.  

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Le troisième à partir de la gauche, bein tiens, lui:

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vient de vivre, au moment de la photo, son baptême de la chorale. À son sourire, on peut imaginer que l’expérience valait la peine.

En réalité, la bonne humeur, la fierté, l’enthousiasme qui habitent les quatre chanteurs est presque contagieuse. Et à  l’arrivée d’un cinquième artiste tout aussi serein, je me dis que ce doit être un standard d’état d’esprit chez les membres de cette chorale.

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Pierre propose de faire une autre photo de groupe, par souci d’équité. 

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Je lui fais ensuite promettre de me tenir au courant de leurs prochains concerts. Car j’ai très envie d’aller les écouter chanter, et qui sait, se raconter un peu…

À suivre!

Martin Benoit et la balance des blancs

•mai 23, 2009 • 3 commentaires

Martin Benoit m’a enseigné le photo-journalisme, le portrait social et la pratique professionnelle de la photographie. C’est le genre de prof qui connaît simplement trop de choses pour la durée de ses cours. Un véritable phénomène qu’on est déçus d’interrompre au bout de trois heures. Et qui nous laisse catastrophés quand on réalise qu’on assiste à son dernier cours.

 Il connaît tout ce qui est possible et imaginable de savoir sur, par exemple, la couleur des sources d’éclairage, car, le saviez-vous? la lumière qui tombe sur un sujet est rarement blanche, contrairement à ce que notre oeil nous fait croire. Et c’est là qu’intervient la balance des blancs, dont, grâce à lui, je maîtrise les subtilités. En fait c’est ce dont je pouvais me vanter jusqu’à mardi dernier, alors que j’ai lamentablement échoué à appliquer les enseignements de mon white-balance guru en le photographiant:

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Cela dit, ses legs ne sont pas qu’académiques et je prends exemple sur son humilité légendaire – lui qui sait tout et ne l’admettra jamais – en vous présentant cet écart de neutralité chromatique.

Martin Benoit enseigne à temps plein, tient un blog sur la pratique professionnelle de la photographie (dans mon blog roll), assiste à des conférences, des vernissages, photographie différents événements, a une vie personnelle bien remplie, et trouve quand même le temps de répondre à ses courriels dans un temps record. ”Martin doit savoir ça” est, j’en suis sûre, une phrase récurrente dans l’esprit de ceux qui l’ont eu comme prof. Pour vous dire,  il m’a déjà écrit un long message, bourré de précisions techniques et commençant par “j’ai fait mes recherches”, en réponse à un courriel envoyé… exactement 7 minutes plus tôt.

Sur cette seconde photo, il réfléchit à ma question: “Qu’est-ce que ça te fait qu’on ait créé le groupe Facebook Martin Benoit, Dieu de l’univers?”

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Sa réponse:

” En fait ça faisait longtemps que je le demandais à mes étudiants… Eux autres ils ont les notes pour savoir qu’est-ce qu’ils valent, nous les profs on a pas grand chose, à part de mesurer si les étudiants arrivent en retard et s’ils parlent dans nos cours… Cette année ils faisaient les deux…”

On sent, dans la description du groupe Facebook, que leurs agissements en classe n’étaient en fait pas du tout conforme à leur réelle opinion sur leur professeur:

“Groupe pour tous ceux qui croient que Martin Benoit est Dieu et qu’il enseigne la photo au cégep du Vieux-Montréal seulement pour le plaisir.

Sinon comment peut on expliquer la QUANTITÉ PHÉNOMÉNALE de connaissances dans son cerveau!”

Martin, je ne suis peut-être pas encore membre de ce groupe-là, mais je te consacre un article de blog… pour excuser tous mes retards dans tes cours!!

Les pieds légers

•mai 17, 2009 • Laisser un commentaire

La semaine dernière, j’ai fait des photos du spectacle annuel de l’ensemble folklorique Les Pieds légers de Laval. Et ils ont tellement les pieds légers que parfois… ils VOLENT!!pieds1

(voir ci-bas une version du concept plus avantageuse pour les danseurs)

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Sérieusement, ils disent vrai dans les pubs, Laval, c’est tellement bon pour le moral que quand j’ai pensé à cette blague-là je me suis sincèrement trouvée drôle.

MAIS. Car il y a un GROS MAIS. Laval c’est juste bon pour le moral des conducteurs. Ceux qui, pour aller travailler dans la grande ville voisine, quittent leur logis tout enorgueuilli d’espaces verts, roulent sur le boulevard de l’Harmonie, traversent un pont tout neuf (ça c’est juste un feeling, je connais rien aux ponts), et viennent se stationner dans un espace réservé à la porte de leur entreprise. 

Moi, jeune photographe qui frôlera probablement encore longtemps le seuil de la pauvreté, moi, Laval, j’y suis allée en métro.  Et j’y suis revenu en… colère.

À Montréal, pour 20$, je remplis ma carte Opus de 10 billets. Me rendre à Laval me coûte donc 2$.  Et le retour? 2,75$! Autrement dit: à la station Rosemont, je suis une cliente de la STM. Mais à la station Montmorency, je suis juste quelqu’un à qui la STL n’a pas envie de plaire. Si j’ai bien compris, c’est la ville de Montréal et le gouvernement du Québec qui ont subventionné ces trois stations-là… et  maintenant c’est nous, petits citoyens, qui avont été désignés pour endosser la dette, à coup de 2,75$!

La guichettière à qui j’ai soulevé ces questions m’a répondu que c’est le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, qui s’oppose à l’application des réductions en vigueur à Montréal.

M. Vaillancourt, tout spécialement pour vous, voici un proverbe africain:

“Si tu as de nombreuses richesses, donne ton bien ; si tu possèdes peu, donne ton coeur.”

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Work in progress

•mai 8, 2009 • 2 commentaires

Mikaël Leduc-Comte est mon demi-frère. 

Au cours des 22 dernières années, mon père, sa mère, mon frère, lui et moi avons vécu un peu comme les personnages de Ramdam, mais en moins populeux. Je le vois moins depuis quelques années, et j’ai profité d’une réunion de famille à la cabane à sucre pour le photographier.

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Mikaël n’a pas le téléphone. Et ne va pas souvent sur internet. Quand j’ai voulu savoir ce qu’il souhaitait que je raconte à propos de lui sur mon blog, il m’a répondu au bout d’une semaine qu’il fallait que je publie la photo et qu’il pourrait visualiser le texte à ajouter. 

Mik, c’est à toi! 

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Primaires

•avril 30, 2009 • Un commentaire

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Jedi électro à la SAT

•avril 25, 2009 • Laisser un commentaire

Jeudi dernier avait lieu à la Société des arts technologiques une session d’improvisation avec musiciens et VJs électronique appelée Jedi électro. Cinq musiciens (Alex McMahon (synthétiseur, machines), Jean-Phi Goncalves (batterie, machines), J-F Lemieux (basse, machines), Dan Thouin (synthétiseur, machines) et Martin Lizotte (synthétiseur, machines) plus invités spéciaux, le tout accompagné par This is not design aux projections. Ça valait la peine d’être vu et entendu. Il reste encore une chance d’ici l’été de les voir en action à la SAT, soit le 21 mai. 

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Et comme choisir cinq photos de la soirée n’a pas été chose facile, je vous propose d’aller en voir plus au www.luce.existi.ca/satavril09

Citation

•avril 23, 2009 • Laisser un commentaire

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« Quand on est au centre de la grande roue, c’est une bonne place pour s’étourdir…»

- Denis Lapointe