Taizé – Introduction
Mon histoire avec Taizé commence environ ici :
C’est la chorale de quartier dont je fais partie depuis septembre dernier. Chanter dans un chœur me fait le plus grand bien. Bizarrement, quelque chose se passe au niveau de l’âme même lorsqu’on chante Mon beau sapin à l’unisson. Heureusement notre automne n’a pas été qu’une préparation au concert de Noël, sans quoi j’aurais sans doute démissionné au bout de deux pratiques.
On se réunit chaque mardi à l’église Ste-Cécile, dans Villeray, et en échange de la location des lieux, on est appelés à chanter la messe six fois par année. J’ai donc appris dans les derniers mois un répertoire considérable de chansons religieuses, dont certaines m’ont plu au point où je devais parfois m’arrêter de chanter tant l’émotion d’entendre ces harmonisations quasi divines me créaient d’émotions fortes…
Certes, en dehors de l’appréciation musicale de la chose, il me faisait malgré tout un peu étrange de louanger le seigneur, moi qui n’ai pas, ni par mon éducation ni par le cours des choses, développé de foi chrétienne.
J’ai d’ailleurs compris le désintérêt et même la hargne de mes parents envers l’Église lorsque je les ai invités à venir me voir chanter ma première messe. Il y avait même la superstar Turcotte pour les divertir entre deux chansons, j’avais malgré tout la sensation d’être sur une grosse gig.
Ce fut d’un ennui aberrant. Entre deux voix monotones qui s’élevaient pour lire un passage de la bible, Turcotte a fait son speech que j’aurais cru un minimum inspirant, mais qui ressassaient les éternelles insultes de lâches: les églises sont vides, vous devez trouver une solution pour qu’elles soient pleines à nouveau, hey dude, c’est parce que tu parles à des gens qui y sont, à l’église. Ça te tente pas de les remercier d’être là à la place?
J’étais fâchée. Je me suis dit, si les messes c’était seulement les chants, il y aurait beaucoup plus de monde et ça serait hautement plus agréable.
Et justement, un membre de la chorale allait me fournir la possibilité d’étudier ce cas de figure.
J’avais décidé de partir en Europe pendant le temps des fêtes, et était vaguement à la recherche d’une destination plus précise. J’ai demandé à Fabien, d’origine corse, si ça valait la peine de visiter son coin de pays.
« En hiver, c’est désert, presque tout est fermé… par contre si tu vas en France, il y a un endroit, ça s’appelle Taizé, c’est des frères qui chantent des superbes chants religieux, et des milliers de jeunes vont là à chaque année, et chantent avec eux.»
Mmh, intéressant, je n’avais pas besoin d’en savoir plus, j’irais à Taizé, point final.
J’ai donc visité le site internet de la communauté, puis rempli le formulaire de séjour en ligne (modernes ces frères!), prévoyant y être du 19 au 25 décembre 2011.
J’y voyais, en dehors du plaisir de chanter, l’occasion de dresser un portrait de ces jeunes qui viennent y vivre leur foi chrétienne. Ou serait-ce bien le cas? Y aurait-il des gens qui comme moi, tout en ayant une forme de spiritualité, allaient y chercher autre chose que Dieu?
Dans les prochains jours, je vous présenterai quelques-unes de ces personnes rencontrées à Taizé, tout en vous décrivant l’expérience surprenante que permet un séjour dans ce lieu.
À bientôt!




Chère Luce,
J’ai lu avec un vif intérêt et une grande émotion tes propos qui nous disent ton intérêt pour le chant avec la chorale de quartier et ton aventure à Taizé, lieu qui ne laisse personne indifférent. J’en suis heureuse avec toi. Nous sommes riches de bien des talents et les partager nous comble. La dimension spirituelle de notre être est à nourrir aussi. Quand nous rencontrons des courants qui nous rejoignent c’est un cadeau de la vie à apprécier et à cultiver.
Tes photos sont tellement belles! Tes dernières reçues aiujourd’hui, exceptionnelles! Merci de les partager avec la compétence qui t’habite.
Au plaisir de goûter ta « liste d’épicerie » une prochaine fois.
Bonne fin de semaine et que le mois de janvier tes soit supportable si tu n’aimes pas la froidure.
Jacqueline
Jacqueline Paquet a dit ceci le janvier 14, 2012 à 4:44
Merci Jacqueline pour ces sages paroles. Grâce à vous j’ai une pensée pour grand-papa qui fut le premier à me faire entrer dans une église, on pourrait donc dire que mes racines spirituelles se trouvent à Sayabec!
Je suis contente de vous lire et vous souhaite un bel hiver à vous aussi.
lucetg a dit ceci le janvier 15, 2012 à 1:40
1 rectificatif et 1 ajout du membre corse en question

le rectificatif, la Corse vaut le coup en hiver même si tout est fermé, on a plus accès à la richesse des personnes qui ne sont pas envahis par les touristes à ce moment-là.
1 ajout, si je t’ai parlé de Taizé, c’est bien parce que tu m’as montré cette ouverture spirituelle
J’ai hâte de lire la suite ou de l’entendre !
Fabien
Fabien a dit ceci le janvier 15, 2012 à 5:58